Qu'est-ce qu'une SAS ?
La SAS, société par actions simplifiée, est une société commerciale d'au moins 2 associés, personnes physiques ou morales. Leur responsabilité est limitée à leurs apports et le capital est libre, à partir de 1 €. Avec un seul associé, on parle de SASU.
Sa particularité tient à la liberté statutaire : la loi impose un président et quelques décisions réservées aux associés, et laisse le reste aux statuts. Une SAS ne peut pas être cotée en bourse.
Comment créer une SAS, et combien ça coûte en 2026 ?
Six étapes : domicilier le siège, déposer le capital (au moins la moitié des apports en numéraire), rédiger et signer les statuts, publier l'annonce légale, déclarer la société sur le guichet unique avec ses bénéficiaires effectifs, puis recevoir le Kbis.
| Poste | SAS | SARL |
|---|---|---|
| Immatriculation au greffe | 33,83 € | 33,83 € |
| Bénéficiaires effectifs | 19,33 € | 19,33 € |
| Annonce légale (HT, métropole) | 199 € | 148 € |
| Total | 252,16 € | 201,16 € |
Le guichet unique est gratuit. La rédaction des statuts par un avocat et l'expert-comptable ne sont pas comptés.
Qui dirige une SAS, et quel est le statut du président ?
Toute SAS a un président, qui la représente à l'égard des tiers. Les statuts peuvent prévoir un ou plusieurs directeurs généraux, ainsi qu'un comité de surveillance ou de direction. Les associés décident obligatoirement de l'approbation des comptes, des opérations sur le capital, des fusions et de la dissolution ; les statuts ne peuvent pas fixer une majorité inférieure à la majorité simple.
Le président est assimilé salarié : il cotise au régime général comme un cadre, sans assurance chômage, pour environ 63 % de sa rémunération brute selon Bpifrance Création. Sans rémunération, il ne cotise pas.
Comment une SAS est-elle imposée ?
La SAS paie l'impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour les PME éligibles, 25 % au-delà. Une SAS de moins de 5 ans peut, sous conditions et à l'unanimité, opter pour l'impôt sur le revenu pendant 5 exercices au plus. Les dividendes sont taxés à 31,4 % en 2026 au prélèvement forfaitaire unique, sans cotisations sociales.
SAS ou SARL : laquelle choisir ?
La SARL offre un cadre légal prêt à l'emploi, un agrément obligatoire pour l'entrée d'un tiers et un gérant indépendant s'il est majoritaire. La SAS offre des statuts sur mesure, un président assimilé salarié et des cessions d'actions taxées à 0,1 % du prix (minimum 25 €), contre 3 % après abattement pour des parts de SARL. Pour accueillir des investisseurs, la SAS est la plus adaptée. Le guide SARL détaille l'autre option.
Que change la SAS quand l'entreprise grandit ?
Avant une levée de fonds, écrivez la gouvernance et préparez un pacte d'associés, confidentiel, qui organise la préemption, l'agrément, la sortie conjointe et le sort des actions d'un fondateur qui part. Attention : l'entrée d'un fonds peut faire perdre le taux réduit d'IS, réservé aux sociétés détenues à 75 % par des personnes physiques.
Au-delà d'une vingtaine de personnes, structurez un comité de direction et des délégations écrites ; lisez aussi Passer de vingt à cinquante salariés. Enfin, une holding au-dessus de la SAS fait remonter les dividendes quasi exonérés grâce au régime mère-fille, et un commissaire aux comptes devient obligatoire au-delà de deux des trois seuils : 5 M€ de bilan, 10 M€ de chiffre d'affaires, 50 salariés.
